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| | WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] | |
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 | Sujet: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Mer 12 Mai - 3:14 | |
| « Angels with silver wings shouldn't know suffering. »♣ DEPECHE MODE - PRECIOUS ♣L’obscurité nocturne avait englouti la ville de Boston depuis deux bonnes heures. Appréciant la fraîcheur de la nuit, bien que la température de son propre corps devait certainement être inférieure, Valerius s’était affalé sur le banc de sa terrasse, les yeux fermés. C’était tellement délectable, ce silence qui régnait en ces lieux, une fois le soleil couché. Le calme l’intriguait parfois et il en arrivait même à se demander si la plupart des habitants n’étaient pas au courant du danger qui rôdait dans l’ombre, au fond. Parfois, c’était comme s’ils faisaient semblant ou cherchaient tout simplement à nier une vérité connue de tous, car elle était bien trop difficile à accepter. Cette réflexion lui rappela aussitôt la jolie blonde curieuse et leur dernière rencontre, qui ne s’était pas déroulée comme il l’aurait espéré. En toute honnêteté, il n’avait rien espéré, si ce n’est le fait qu’elle décide de laisser tomber et cesse de lui poser toutes ces questions. Mais leur conversation avait prit une drôle de tournure et il se disait qu’il avait échappé belle avant que sa véritable nature ne soit dévoilée au grand jour. Cette humaine en connaissait trop et cela l’agaçait. Mais que pouvait-il faire ? Rien. A part peut-être l’éviter encore plus, désormais, car il était évident qu’elle pouvait représenter un danger pour sa vie, - façon de parler, à laquelle il tenait plus que tout. Il ne connaissait rien d’elle et de ses intentions. Elle pouvait être une folle furieuse qui avait envie de lui gâcher la vie pour une raison mystérieuse, ou alors, une suicidaire qui avait miraculeusement découvert l’existence des vampires et voulait jouer avec le feu. Dans les deux cas, les perspectives ne l’enchantaient guère. Poussant un bref soupir – que lui arrivait-il, pour qu’il commence à se poser toutes ces questions, soudainement ? – Valerius se leva et disparut à l’intérieur de sa belle demeure. Il avait faim, tout à coup.
Mais à peine eut-il le temps de sortir une poche de sang de son réfrigérateur, que quelqu’un vint toquer à sa porte. Aussitôt, il se redressa, tendu et tous les sens en alerte. Son parfum la trahissait et la savoir devant sa porte le poussa à serrer les poings. Décidément, elle ne voulait pas vivre tranquille. Non sans une certaine frustration, il reposa la poche à sa place et referma le frigo d’un geste sec. Il ne savait pas encore ce qu’il allait lui dire, en fait, il réfléchissait plutôt à la possibilité de la laisser croire qu’il n’était pas chez lui. Mais ses pas le guidèrent jusqu’à la porte, presque contre son gré. L’ouvrant assez brusquement, il la regarda quelques secondes avant de froncer les sourcils. Malgré tout ce qu’il pouvait se dire et toutes les fois où il l’avait croisé, depuis le temps, il ne parvenait toujours pas à s’habituer à sa beauté si familière mais inconnue en même temps. « Encore vous ? » on ne pouvait pas dire que Valerius était quelqu’un d’accueillant et de chaleureux, en temps normal. Il l’était encore moins lorsqu’on venait le déranger tard le soir, chez lui. « Vous me suivez, maintenant ? » grommela-t-il, mais son ton n’était pas aussi froid qu’il l’aurait voulu. Cependant, il n’arrivait pas à comprendre comment elle l’avait retrouvé et surtout – pourquoi. Cette raison lui échappait totalement. Il s’était pourtant montré distant, insociable et grincheux, comme d’habitude. Le pack complet pour effrayer les inconnus et instaurer une certaine distance dès le départ. Mais il commençait à croire que plus il était arrogant, moins elle avait envie de partir. La perspective de la laisser entrer traversa son esprit mais le quitta presque aussitôt. Il était hors de questions qu’il laisse cette dingue chez lui. Mais contrairement à l’autre jour, elle ne paraissait pas aussi sur la défensive et interrogatrice. Elle avait même l’air… coupable ? Il ne manquait plus que ça. Sans doute s’en voulait-elle de l’avoir soupçonné de vouloir la tuer – ce qui n’était pas tout à fait faux, mais elle n’avait aucun besoin de le savoir. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Mer 12 Mai - 14:11 | |
| « Maman, où on va ? » Isobel déposa un petit baiser sur la joue de sa fille avant de lui répondre. « On va chez Mamie. » La petite fille regarda sa mère avec des yeux brillants. La jeune blonde savait bien qu'elle serait heureuse de ce choix. Lucia enlaça sa mère de toute ses forces. Isobel enfouit son visage dans le cou de la petite fille. Elle aimait sa fille plus que tout et regrettait amèrement que son mari ne soit pas plus présent qu'il ne le devrait. Isobel prit son manteau et ferma la maison. Elle mit ses clefs dans le contact et mis la radio. Une chanson que sa petite fille affectionnait particulièrement et qui passait en ce moment même était chantée par Ray Charles « Hit the road Jack » Toutes les deux en ensemble entamaient le refrain. La maison de ses beaux parents n'était pas très loin, juste à deux kilomètres de là où elle habitait. Un petit séjour chez sa grand-mère ferait aussi du bien à Isobel qui avait peu de temps à se consacrer. N'allait tout de même pas croire qu'elle veut se débarrasser de sa fille non au contraire, elles avaient conclus un marché : Lucia se tiendrait tranquille à l'école et puis elle irait voir sa grand-mère qu'elle aimait tant. Arrivée devant la maison, la porte s'ouvrit et une dame assez âgée souriait. Le temps de sortir la petite fille de sa voiture qu'elle courut à l'encontre de sa grand-mère en criant à tu-tête « mamie » Izzie riait légèrement et s'en alla à la rencontre de sa belle-mère.Après une brève discussion, elle embrassa ses beaux parents et déposa un tendre baiser sur les joues de sa petite fille. Elle savait qu'elle ne s'ennuierait pas en leur compagnie. Izzie monta dans l'habitacle et regarda l'heure, il devait être dans les huit heures et le soleil s'était couché. Lorsqu'elle arriva devant chez elle, la jeune blonde tourna la tête vers la maison qui faisait face à la sienne. Elle savait qui y habitait. Ce jeune homme qu'elle avait rencontré il y avait quelques jours. Il était vrai que la jeune femme y était allé un peu fort avec lui mais c'était son caractère. Mais bizarrement, les pulsations de son cœur se renforcèrent lorsqu'elle repensait à son visage d'une beauté inhumaine.
Et puis, ce n'était pas son genre de dire des excuses mais là, elle ne savait pas pourquoi, elle avait envie de le revoir. Elle avait découvert qu'il habitait il n'y a pas si longtemps. Elle avait crue l'apercevoir un soir, alors qu'elle sortait les poubelles de chez elle. Pourquoi n'y était-elle pas allée avant ? Il n'y avait pas de raison particulière, elle attendait juste le moment propice. Izzie descendit de sa voiture et s'y appuya dessus pendant un moment tout en observant la maison qui était devant elle. Elle sortit son paquet de cigarettes et se mit à fumer. D'accord, cela ne l'aidera pas à avoir les idées plus claires mais disons que cela la dé-stressait. Après avoir consumée sa cigarette, elle jetait alors le mégot dans la poubelle et traversa la rue. Elle prit une grande inspiration et tappa. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il ouvre rapidement et ses paroles avaient eu un léger don de la faire sourire. « Quel charment accueil. » Puis elle se retint de rire lorsque le jeune homme lui demanda si elle le suivait. « Hum..non à moins que vous êtes assez fou pour croire que je voudrais vous suivre. Écoutez, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Alors je vais faire court. » Elle s'arrêta pendant un moment, ses yeux fixant ceux du jeune homme pendant un moment. Elle resta pendant un petit moment dans cet état, comme si elle était hypnotisée puis elle reprit ses esprits avec un air naturel. « Je voulais juste vous dire que je suis désolée d'avoir été trop indiscrète. Vos activités ne me regarde absolument pas. » Izzie esquissa un léger sourire puis elle attendit patiemment la réaction du jeune homme.
Dernière édition par Isobel Hebradt le Mer 12 Mai - 18:31, édité 3 fois |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Mer 12 Mai - 18:16 | |
| « Vous m’avez bien suivi, l’autre jour. » lui fit-il remarquer, se rappelant brièvement de leur dernière rencontre où, après avoir récupéré le bracelet qu’elle avait perdu, la jeune femme s’était lancée à sa poursuite. Pour le remercier, avait-elle dit. Cela avait plus ressemblé à un interrogatoire, mais soit. Il l’observa attentivement, attendant qu’elle poursuive, lorsqu’elle lui dit qu’elle allait faire court. Comme aucun mot ne franchissait ses lèvres, le vampire finit par hausser un sourcil, l’air perplexe, essayant de cacher – en vain – son amusement. Ça avait toujours quelque chose de drôle, cette façon dont elle avait à le regarder, comme si elle était… captivée ? Bien évidemment, cela ne lui déplaisait pas le moins du monde et il était, d’une certaine manière, habitué à des réactions similaires venant de la gente féminine. Finalement, elle en arriva à un point qu’il aurait voulu éviter à tout prix – le moment des excuses. Les fois où il s’était déjà trouvé dans une pareille situation étaient très rares, voire inexistantes dans sa mémoire, mais cela le mettait toujours mal à l’aise. C’était comme si son humanité, dont il s’était séparé depuis bien longtemps, revenait au galop et lui rappelait à quel point il pouvait être faible et vulnérable, malgré les apparences et sa réputation. « Content de le savoir. » lança-t-il, avec un petit haussement d’épaules indifférent. « Il n’y a que moi, que ça regarde. D’ailleurs, j’étais justement sur le point de me préparer un repas afin de me livrer à l’une de mes activités préférées – dîner dans le calme. » rajouta-t-il avec un sourire un peu forcé, car il lui était toujours aussi difficile de se montrer aimable.
Surtout après les excuses de la jeune femme qui, bizarrement, l’avait quelque peu énervées. Il aurait préféré qu’elle soit odieuse, tout compte fait. Il était drôlement compliqué de la haïr de toutes ses forces, maintenant qu’elle se montrait gentille. « C’était gentil à vous, de venir ici pour me le dire. Mais vous n’auriez pas dû, je ne vous en voulais pas. » bien sûr qu’il lui en voulait. D’être aussi curieuse, attentive à ses moindres gestes, toujours à chercher la faille et l’indice pour prouver qu’elle avait raison de le prendre pour un meurtrier psychopathe. Valerius aurait aimé pouvoir fermer la porte, sans plus rien rajouter, mais il n’y arriva pas. Sa main, posée sur la poignée, refusait de bouger. C’était pourtant si simple, ce n’était pas la première fois qu’il claquerait la porte au nez de quelqu’un. Il repensa brièvement à ses propres paroles, concernant le fait qu’il s’apprêtait à dîner. Elle ne voulait tout de même pas qu’il… l’invite à entrer pour se joindre à lui ? Histoire d’officialiser leur trêve. Il ne se rappelait même plus s’il avait autre chose que du sang, dans son frigo. Valerius attendit, immobile et silencieux. Elle en fit de même, bien que, finalement gênée par le silence, elle fit mine de se détourner pour s’en aller. Et il eut envie de se frapper la tête contre un mur, lorsque les mots lui échappèrent avant qu’il n’ait le temps d’y réfléchir. « Attendez. Je ne connais même pas votre nom… » mais il n'en avait rien à faire, qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête pour qu'il décide de la retenir ? |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Mer 12 Mai - 20:26 | |
| « Oui, mais juste parce que vous ne m'aviez pas laissé le temps de vous dire merci. » dit-elle précipitamment comme pour se défendre. Izzie était une jeune femme persévérante et curieuse. Elle l'avait suivie inconsciemment parce que d'un côté il l'avait entraîné avec lui. Peut-être qu'il aurait mieux valu ne pas le suivre mais cette conversation n'aurait pas eu lieu... La jeune blonde passa une main dans ses cheveux tout en écoutant le jeune homme. Elle l'observait haussait les épaules. La jeune femme se pinçait nerveusement la lèvre inférieure. Elle l'écouta attentivement et le regarda dans les yeux. Elle avait comprit qu'elle n'était pas trop la bienvenue, et qu'elle dérangeait, du moins telle était sa pensée. Peut-être voulait-il la dissuader de vouloir lui reparler. De toute manière qu'avait-elle à perdre ? « Hum..Oui je comprends » dit-elle en regardant le cadran de sa montre. Elle affichait huit heures et vingt minutes. Elle serra le poing le temps d'une seconde et elle regrettait de ne pas avoir fumé une deuxième cigarette. Pourquoi se sentait-elle aussi....mal à l'aise face à lui ? Il dégageait sûrement quelque chose mais Izzie ne voulait pas trop s'attarder sur la chose.
La jeune blonde écoutait le jeune brun. Ainsi il ne lui en voulait pas. Alors pourquoi se montrait-il...quelques peu froid ? « Hum très bien, alors la prochaine fois, j'aurais sûrement beau vous traitez de goujat, et vous ne m'en voudriez pas ? Étonnant. » dit-elle en inclinant légèrement la tête. Provocation..peut-être pas, mais vous savez Izzie n'a pas sa langue dans la poche, disons qu'elle est très franche. La jeune femme attendait sur le perron. Qu'espérait-elle ? Rien du tout. Un léger silence s'installa entre eux, alors la jeune homme essaya de lui sourire et se retourna pour rentrer chez elle. Elle n'avait même pas encore quitter le devant de la porte qu'elle entendit les paroles du jeune homme. Elle était toujours dos à lui. « Alors après vouloir me donner cette envie de ne plus vous parlez, vous voulez savoir mon prénom ? » La jeune femme fit face à lui et ses prunelles rencontrèrent les siennes. Elle retourna sur ses pas. « Mon nom est Isobel. Allez vous dire le vôtre ou dois-je vous le demander » dit-elle avec un léger sourire en coin. Cette fin de soirée allait peut-être s'avérer intéressante. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 2:11 | |
| Une fois de plus, un sourire vint étirer ses lèvres, alors que son regard restait perplexe et intrigué. Cette fille était sans aucun doute l’une des humaines les plus imprévisibles qu’il avait pu croiser sur sa route et ce, durant tous ces siècles. Elle pouvait sourire, se montrer aimable et polie, avant de se laisser tenter par un jeu de sarcasme et d’ironie qui, il fallait l’avouer, lui allaient si bien. Son caractère, bien que très peu sensé d’après Valerius, contrastait avec la fragilité qu’elle dégageait et surtout, avec cette lueur de tristesse qui voilait si souvent son regard clair. Il les connaissait bien, à présent. Suffisamment, en tout cas, pour savoir que lorsqu’ils se sentaient vulnérables, ils avaient le réflexe d’attaquer et de se cacher derrière une carapace, comme pour se protéger du monde qui les entourait et de tous ses problèmes. Au fond, ils n’étaient pas si différents… « De goujat ? » répéta-t-il en prenant un air offusqué. « Vous m’avez traité de fou à lier qui voulait vous tuer. Je crois que plus rien ne me surprendra. » reprit-il presque aussitôt en essayant, tant bien que mal, de garder son sérieux. Valerius avait pas mal de défauts, encore plus depuis qu’il n’était plus humain, mais étrangement, ce n’était pas quelqu’un de rancunier. Il pouvait ramener le même sujet sur le tapis à plusieurs reprises et au moment où on s’y attendait le moins, mais il le faisait surtout parce qu’il savait que cela pouvait agacer, voir mettre mal à l’aise ses interlocuteurs. Il n’avait pas le temps d’en vouloir tout le monde pour une remarque déplaisante ou une question indiscrète. Il avait apprit à passer outre et à rester indifférent dans ce genre de situation. Alors qu’elle s’apprêta à s’en aller, il eut cette incompréhensible envie de la retenir et de lui parler un peu plus.
Il ne sut expliquer la raison qui le poussa à réagir de la sorte, mais c’était chose faite. Lorsqu’elle se retourna vers lui, Valerius pencha la tête sur le côté, le regard à la fois moqueur et interrogateur. « Mais qu’ai-je encore fait pour vous priver de cette envie de me parler ? » marmonna-t-il, théâtral, avant de lui sourire, cette fois-ci plus sincèrement. Elle avait un très beau prénom. C’était, d’habitude, le genre de choses sur lesquelles il ne s’attardait jamais. Les vies humaines comptaient trop peu à ses yeux, voire pas du tout, pour qu’il s’intéresse à ces détails futiles. Mais, malgré ce qu’il se répétait, elle était différente et ce, pour diverses raisons. Avec un peu de chance, en se montrant plus aimable avec elle, il réussirait à en apprendre plus sur son passé et ses ancêtres. Ça le rongeait de l’intérieur, cette ignorance. Cette incapacité à comprendre pourquoi elle lui rassemblait, telles deux gouttes d’eau. « Enchanté, Isobel. Moi c’est Valerius. Je crois que nous sommes partis sur de mauvaises bases, alors… » il hésita un bref instant, puis ouvrit la porte un peu plus et désigna l’intérieur de sa maison d’un geste vague. « Voudriez-vous entrer ? Histoire de vous assurer que je n’ai rien à cacher et que je ne suis pas dangereux. » plaisanta-t-il, en se souvenant toutefois du sang caché dans son frigo. Il ne devait pas la laisser entrer dans la cuisine, voilà tout. Autrement, il était tout à fait sincère, il n’avait rien à cacher. Sa maison était des plus ordinaires – enfin, sauf pour le décor qui était peut-être un peu trop coûteux, même pour un quartier plutôt chic. Ne lui avait-il pas dit qu'il avait des problèmes pour payer son loyer, parmi tant d'autres conneries qu'il avait inventé sous la panique de voir son secret dévoilé ? Il n’avait plus qu’à espérer qu’elle ne connaisse pas grand-chose en art et ne reconnaisse pas les tableaux des plus célèbres peintres du monde. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 11:36 | |
| Lorsqu'il répéta le mot « goujat », la jeune femme se contenta de hocher la tête avec un petit sourire sur ses lèvres. Ce petit air qu'il prenait amusait beaucoup la blonde. « Hum jusqu'à vouloir me tuer ? Ouh, vous allez un peu loin. Ce n'était juste une question comme une autre et je doute fort que cela était votre envie première. » Elle souriait de plus belle. « Et bien rappelez moi alors plus souvent de vous traitez de tout les noms » dit-elle en riant légèrement. C'était elle ou bien l'atmosphère avait l'air d'être un peu plus sereine. Disons qu'Izzie se sentait un peu plus à l'aise avec ce jeune homme. Cela faisait quelques temps disons qu'un jeune homme s'intéressait à elle. Non pas qu'elle est déjà tromper son mari mais le fait de savoir que l'on peut toujours plaire est assez flattant, même si ce n'était pas l'objectif de la jeune blonde. Elle se souvenait comme si c'était hier de cette esquisse qu'il avait fait d'elle. Le détail était impressionnant et la qualité était d'une vraie beauté. Elle aurait jamais pensée être le modèle de quelqu'un mais comme quoi il y avait de tout pour faire un monde. Les deux jeunes gens ne parlaient plus à présent, laissant le silence de la nuit se faire entendre. La jeune femme cru bon alors de retourner chez elle, l'air un peu plus décontracté et puis essayer de classer quelques dossiers. Mais il la retint. Ce jeune homme était aussi imprévisible qu'elle. Il voulait mesurer le chaud du froid.
Alors elle retourna à ses pas et lui fit face une nouvelle fois. « Je ne pense pas que vous voulez vraiment le savoir.. » dit-elle en inclinant légèrement sa tête. Après lui avoir dit son prénom, la jeune femme espérait qu'il en ferait de même. Lorsqu'elle entendit son prénom elle arqua légèrement ses sourcils. Ce prénom..était si peu commun. Comme si..il venait d'une autre époque. Après tout, les prénoms de l'époque revenait souvent à la mode, alors il n'y avait pas de quoi en faire toute une histoire. Et puis ce nom si unique était bien beau. « De même Valerius. Hum, je dois avouer que nos bases n'étaient pas particulièrement bonnes. » dit-elle en un sourire. Elle le vit s'écarter et son regard se posa sur le couloir de sa maison. Voulait-il vraiment la faire entrer ? Elle n eut le cœur net lorsqu'il le lui proposa gentiment. La jeune femme s'avança alors et tout en mettant un pied dans sa maison elle s'arrêta à la hauteur du beau brun. « Qui a dit que vous étiez dangereux ? Je n'ai fait qu'une supposition car après tout..je ne connais rien de vous. » Elle entra dans la maison du jeune homme. Elle était vraiment bien décorée, bien que d'habitude Izzie ne s'attache pas à ses détails. Elle repéra quelques tableaux, d'une grande beauté. Elle connaissait quelques artistes comme Picasso, Renoir, Van Gogh et d'autre mais ne connaissait pas toutes leurs œuvres. Elle déboutonna son manteau et le mis sur son bras. Elle ne voulait pas trop l'importuner, ce n'était pas son genre de s'imposer chez les gens. « Je vois que vous êtes amateur d'art. » Un sourire révéla sa dentition parfaite et se voulait aimable. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 16:19 | |
| Une fois qu’elle fut entrée, Valerius referma la porte et jeta un bref coup d’œil vers la cuisine, profitant du fait que la jeune femme avait le dos tourné et contemplait les tableaux. Rester discret et prudent, tout en ayant un air plus détendu et accueillant, ça ne devait pas être aussi difficile. Certes, il n’avait pas l’habitude de recevoir des invités chez lui. Surtout des invités aussi observateurs qu’Isobel. Il ne se souvenait même pas si un humain avait déjà franchi le seuil d’entrée, au moins une fois, depuis qu’il habitait ici. « En effet. » finit-il par lancer, peu après qu’elle confia qu’elle ne connaissait rien de lui, puis commenta son amour pour l’art. « Mais vous n’avez qu’à demander. Je promets de répondre à toutes vos questions. » ajouta-t-il avec un sourire malicieux, mais étrangement sincère. Lui désignant poliment le canapé afin de l’inviter à s’asseoir, il disparut dans la cuisine et ouvrit légèrement la porte du frigo, juste assez pour y jeter un bref coup d’œil. De la bière, du lait – inutile de chercher à comprendre ce qu’une bouteille de lait faisait dans le frigo d’un vampire sanguinaire, - et du sang. « Qu’est-ce que je vous sers à boire ? » demanda-t-il à voix haute, histoire qu’elle l’entende du salon. Mais son ouïe et surtout son sixième sens l’informèrent qu’elle approchait déjà. Alors, histoire de ne prendre aucun risque, attrapant deux bouteilles de bière, il referma rapidement le réfrigérateur et lui adressa son plus beau sourire. « Je serais allé faire des courses, si j’aurais su que vous veniez. Je n’ai que de la bière. Et du lait. » avoua-t-il avec une petite moue coupable.
Isobel ne ressemblait pas au type de femmes qui vidaient les bouteilles de bière en restant affalées sur le canapé, devant une affreuse émission de télé-réalité. Peut-être que le fait d’apprendre qu’il avait ce genre de boissons dans la cuisine, la priverait enfin de tout doute à son sujet, que ce soit à cause de tout ce mystère qui planait autour de lui, ou de la froideur de sa peau qui semblait l’avoir particulièrement intriguée, l’autre jour. Pour le moment, son objectif premier était de l’éloigner de cette pièce qui renfermait son sombre secret. Une fois de retour dans le salon, il s’assit sur le canapé et attendit qu’elle en fasse de même. Puis, suivant son regard qui s’attardait sur les tableaux accrochés sur ces murs, il esquissa un sourire. « Je ne connais rien à votre sujet, moi non plus, mais vous semblez aimer les œuvres de Renoir. » en déduit-il, en lui tendant un verre. C’était tellement étrange et… inhabituel. Le fait de voir une humaine chez lui, avec qui il parlait gentiment et sans avoir cette envie indéniable de la mordre. Enfin, ce n’était pas tout à fait exact, puisqu’il n’avait pas eu le temps de se nourrir, avant qu’elle ne vienne le voir. Et il savait que la faim, bien qu’encore facilement surmontable à cet instant, allait finir par le rendre grincheux et désagréable. Il fallait juste éviter d’en arriver là afin de préserver sa nouvelle image de voisin qui, au plus grand étonnement de tous, était en effet quelqu’un d’accueillant et sympathique. Tant qu’elle y croirait, tout irait bien. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 17:19 | |
| Izzie était intriguée de voir un jeune homme tel que lui prendre soin de la décoration d'une maison. Chez elle ce n'était pas aussi parfait mais disons que cela créait une ambiance cosy et agréable. Sur les murs il y avait quelques tableaux exposés et c'était comme si elle se retrouvait dans une galerie d'art. Elle ne put s'empêcher de sourire à tout cela. « Hum très bien j'en prends note. » dit-elle malicieusement. Elle ne savait pas trop si il était question de l'art ou bien de lui-même. Mais elle ne dit rien pour l'instant, ne préférant pas gâcher tout cela. Et puis c'était la première fois qu'elle se confrontait à un homme comme Valerius, ce sentiment d'inconnu très ancré et puis cette mesure du chaud et du froid.. Ils arrivèrent dans le salon où le jeune homme l'invitait à s'assoir sur le canapé. Elle esquissa un sourire et s'approcha d'un tableau. Elle ne connaissait pas ce tableau et bien évidemment elle demanderait au jeune homme son nom. Elle entendit donc de loin sa voix et se retourna et se rapprocha à la limite du salon où Valerius était posté tout souriant. Il avait deux bières à la main. Elle souriait à ses propos. « Hum alors la bière me conviendra. » Izzie avait cessé de poster des questions qu'elle avait dans sa tête. Disons que tout ce qu'elle pensait n'était que pure théorie et que peut-être elle pensait qu'en voyant Syhem cela lèvera le voile sur ses pensées.
Elle suivit Valerius jusqu'à son canapé et s'assit au près de lui. Isobel regardait le même tableau que tout à l'heure. Il était vraiment beau et elle ne pouvait pas détacher son regard. Elle aurait dit qu'il s'agissait de Renoir mais elle n'en était pas certaine. « Oui c'est vrai..Ah alors c'est bien lui. Je m'en doutais mais..je ne me souviens plus du nom de ce tableau. » Elle déposa sa bière sur la petite table et se leva en direction du tableau qui était devant elle pour mieux l'observer. « Pouvez-vous m'éclairer ? » dit-elle en souriant. Les bras croisés, ses yeux bleus observaient attentivement chaque trait du tableau. Puis elle prit un élastique qu'elle avait mit sur son poignet pour attacher ses cheveux blonds ondulés. Elle fit un petit chignon et mit derrière ses oreilles, quelques mèches rebelles. Que penser de cet homme dès à présent ? Il était un mystère tout entier. Izzie était très observatrice mais cela dépassait son entendement. Elle posa ses yeux pendant un court instant sur sa bague de mariage et les relevèrent ensuite. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 19:37 | |
| « Le Moulin de la Galette, une toile peinte en 1876. » répondit-il avec un léger sourire. Il s’en rappelait, comme si c’était hier, cette vente aux enchères où il avait acheté ce tableau. Cela remontait pourtant à une trentaine d’années, à présent, et il avait d’ailleurs pu constater que son prix avait réussi à augmenter depuis et tournait aujourd’hui autour des soixante-dix sept millions de dollars. « Bien évidemment, ce n’est pas l’authentique. Le vrai se trouve aujourd’hui au Musée d’Orsay, à Paris. » jugea-t-il bon de préciser, au cas où, en mentant sans ciller et le plus naturellement du monde. Jamais il n’aurait accroché une copie à ses murs. Même si ce soir, il s’était donné pour mission de rester aussi sincère que possible, du moins, en apparence, il n’avait pas l’intention de lui dévoiler sa vie ou se vanter de quoi que ce soit. Il devait jouer le rôle d’un humain, simple, agréable, le genre qui menait une vie des plus banales, histoire qu’elle cesse enfin de se poser toute question. Il semblait bien que la chance était de son côté, puisqu’elle n’était pas une passionnée d’art et ignorait donc beaucoup de détails. « J’ai une question. » changea-t-il assez subitement de sujet, après avoir bu une gorgée de bière.
« Ce bracelet que vous avez fait tomber, l’autre jour... Il n’était pas à vous, je me trompe ? » demanda-t-il en se levant à son tour pour s’avancer jusqu’à elle. « Je sais que vous êtes psy, mais il paraît que j’ai quelques compétences dans le domaine aussi. » expliqua-t-il, légèrement moqueur. Il n’avait pas tenu la promesse qu’il venait tout juste de se faire – celle de ne pas se vanter. Décidément, les promesses, ce n’était vraiment pas sa tasse de thé. Il n’avait jamais réellement prêté attention à ce qu’il se passait à l’extérieur, une fois qu’il était rentré chez lui. L’envie de sortir sur la terrasse pour observer les voisins ne lui avait jamais effleuré l’esprit. Mais il avait déjà aperçu cette petite fillette sortir de la maison d’en face et maintenant qu’il y repensait, elle avait un regard extrêmement familier. Celui de la jeune femme debout devant lui. Elle avait donc un travail, une jolie maison, une famille… N’était-ce pas ce que tous les humains désiraient ? Il avait beau chercher, il ne parvenait toujours pas à expliquer ce chagrin qui se reflétait parfois dans ses yeux clairs. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 20:49 | |
| « Hum très joli. Je n'avais jamais vu cette œuvre auparavant, mais le style de Renoir est assez reconnaissable. » dit-elle en regardant de plus près la toile. Il était vrai que la jeune blonde n'était pas une grande connaisseuse en art mais de temps à autre il lui arrivait d'aller dans des expositions. La peinture exprimait beaucoup de choses qu chacun percevait à sa manière. Car nous somme tous différents sinon que vaudrait la vie ? « Et en plus vous ne faites pas semblant d'être amateur. » dit-elle en un sourire. Impressionnée ? Hum..disons que la jeune femme n'était pas facilement impressionnable. Mais peut-être que Valerius lui réservait d'autre choses. Elle se racla la gorge tandis que son regard vaguait dans la pièce. Une multitude de tableau tapissait le mur, la jeune blonde se demandait comment cela pouvait être possible d'entasser d'aussi beau et grand tableaux dans une maison comme celle-là ? La jeune femme fut interrompue dans ses pensées par la voix du beau brun. Il voulait lui poser une question. Devait-elle avoir peur de cette question ? Elle roula les yeux au ciel puis elle le regarda s'avancer vers elle. « [color=salmon]Dois-je craindre le pire avec vous ? »
Elle n'avait jamais vu Valerius d'aussi près. La lumière qui reflétait sur son visage pâle le rendait beaucoup plus beau et inquiétant. Ses iris noirs fixaient ceux d'Izzie. Vint alors la question de son bracelet. Ses doigts agrippèrent son poignet, caressant les perles du dit bracelet. Elle y tenait à la prunelle de ses yeux. Elle se mordilla la lèvre. Elle n'avait pas l'habitude de parler facilement d'elle. « Pas exactement. » dit-elle en regardant son bracelet. « Il m'a été offert par ma petite fille » dit-elle en se raclant la gorge. La jeune femme ria légèrement. « Hum des compétences de Psy ? J'attends de voir vos compétences en action Valerius. Montrez-moi quel psy vous êtes. » La jeune femme sourit en coin. Peut-être qu'elle avait tort de le sous-estimer mais il n'y avait pas marqué sa vie sur son front et puis de naturel réservée, elle n'aime pas parler d'elle pour se rendre intéressante. Disons qu'il faut beaucoup de questions pour compter lui faire cracher le morceau comme on dit. Elle, elle y arrive puisque c'est son métier. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Jeu 13 Mai - 21:46 | |
| Il réprima un petit rire face à sa dernière remarque. Il était sûr et certain que s’il lui disait tout ce qu’il savait, ou du moins, tout ce qu’il croyait savoir, elle ne serait guère ravie. Les humains étaient des êtres fascinants malgré leur incapacité à s’adapter au monde qu’ils trouvaient cependant juste de modeler à leur manière, alors qu’ils étaient faibles et impuissants. Ils étaient toujours persuadés que la vérité les apaisait et les satisfaisait, mais à chaque fois qu’ils devaient y faire face, leur enthousiasme s’envolait. Et pour cette raison, Valerius préféra s’abstenir de lui faire une analyse complète de son comportement afin d’en déduire quelle vie elle menait. Ils avaient réussi à passer outre leur première rencontre désagréable et toutes ces brèves mais fâcheuses conversations, pourquoi tout gâcher maintenant ? Il était à deux doigts de gagner sa confiance et de devenir, à ses yeux, un ami – enfin, il l’espérait. « Ce n’est pas du jeu, je ne vous connais presque pas. J’ai besoin d’en savoir plus sur vous. » rétorqua-t-il, le regard espiègle. « En commençant, par exemple, par connaître la raison qui vous pousse à venir voir un étranger que vous avez tout de même soupçonné d’être un maniaque, au lieu d’être avec votre mari et votre fille. » son regard ancré dans le sien, il sourit davantage, tout en s’avançant un peu plus vers elle.
Puis, après l’avoir dévisagé pendant quelques secondes qui semblèrent durer toute une éternité, il tourna les talons avec le même sourire taquin et satisfait aux lèvres et s’approcha de la fenêtre. Tirant le rideau, il jeta un coup d’œil à la jolie maison qui se trouvait en face. En pleine réflexion, ses sourcils se froncèrent légèrement. « Je vous ai déjà aperçu à plusieurs reprises. Votre fille aussi. Mais une pièce du puzzle semble toujours manquante. » marmonna-t-il sans prendre la peine de se retourner et sans quitter la demeure d’Isobel des yeux, même si à présent, son regard semblait plus perdu dans le vide, que concentré sur un point particulier. « Et même en ignorant les détails, je sais que c’est l’une des raisons pour lesquelles vous avez souvent l’air perdue dans vos pensées. Et je dis bien l’une des raisons, parce qu’il y a quelque chose d’autre. Une tristesse bien plus profonde et une culpabilité indéfinie. » lui faisant face de nouveau, il resta cependant au même endroit. Il se doutait bien qu’elle n’allait rien lui révéler, tout comme lui, n’avait pas envie de dévoiler les moindres détails concernant sa propre vie. Même s’ils étaient désormais plus sympathiques l’un envers l’autre, ils avaient bien du chemin à faire avant d’envisager la possibilité de se faire des confidences. « Pour la suite de l'analyse, je crois qu'il faudra attendre le prochain rendez-vous. » blagua-t-il, avant de reporter la bouteille de bière à ses lèvres. Cette plaisanterie légère semblait dissimuler une vérité qu'il fut lui-même surpris de connaître. Il avait envie de la revoir, demain, dans deux jours, dans une semaine, peu importe. Ce dont il était certain, c'était que cette conversation était le début de quelque chose. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Ven 14 Mai - 17:37 | |
| Isobel arborait un sourire impatient. Elle riait légèrement à ses paroles lorsqu'il lui disait ne pas la connaître ou du moins très peu. « Oh vous avez besoin d'en savoir plus ? Que voulez vous savoir de plus ? » dit-elle nonchalamment. Ses yeux s'ancrèrent dans les siens. Elle le voyait s'avancer un peu plus vers elle, ce qui n'était pas forcément bon pour elle ou peut-être que cela ne faisait rien du tout après tout. « Ah je vois c'est ça qui vous préoccupe tant ? Et bien je crois vous avoir déjà dit le pourquoi et le comment de ma venu.. » dit-elle en souriant. Izzie se sentait presque gênée qu'il l'a dévisage aussi facilement, mais elle tenait bon, ses yeux ne voulaient plus se détacher des siens. Ce fut alors Valerius qui brisa la contact. Elle ferma ses yeux pendants quelque secondes en entendant les pas du jeune homme aller vers la fenêtre. Elle détourna son regard du tableau et avança vers la table basse se saisissant de la bière. Elle en but une gorgée et écouta ce qu'il avait à lui dire.
Izzie fronçait les sourcils. Il lui avait dit qu'il l'avait aperçu maintes fois. Comment cela se faisait-il ? La rare fois où elle l'avait vu c'était le soir après avoir sortis ses poubelles. La belle blonde haussa les épaules et but une nouvelle gorgée au goulot de sa bière. « Par contre moi je ne vous ai vu qu'une seule fois, c'était le soir.. » Izzie pensait soudainement à son mari..la pièce manquante du pseudo puzzle. Elle prit appui sur le canapé et observa attentivement sa magnifique bague de mariage. « Une culpabilité dites-vous ? Continuez.., je pense que vous en savez assez et donc je n'ai pas besoin de parler. Vous le savez si bien. » dit-elle avec un sourire au bout des lèvres. D'accord, il avait réussi à déceler quelque chose chez elle, mais c'était flou. Quand à sa tristesse...elle ne le montrait pas. Elle voyait le jeune homme lui faire face et elle s'avança vers lui. « Comment pouvez-vous savoir que je suis triste ? Quel détail vous permet-il de l'affirmer ? » Ses yeux bleus sondaient ses yeux marrons. Elle riait légèrement à sa remarque. « C'est tout ce que vous pouvez faire ? C'est un bon début mais vous pouvez faire mieux je suppose. » Il ne pourrait tout de même pas lui sortir qu'elle était malade, cela était impossible à voir, du moins dans deux ans on le verra. Izzie ne voulait pas penser à la maladie, elle le faisait pour sa fille, elle se battait. Elle quittait la fenêtre pour aller s'assoir vers le canapé. |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Ven 14 Mai - 20:50 | |
| Elle paraissait incroyablement calme et il aurait presque pu croire que ses paroles, si évidentes et pourtant vexantes d’une certaine manière, ne l’avaient pas touché. Qu’elle ne ressentait rien lorsqu’il avait évoque son époux, ou plutôt, ses absences. Qu’il n’y avait pas la moindre once de culpabilité et que celle-ci ne rongeait pas son âme, y laissant un vide si difficile à combler. Il l’aurait cru, si seulement il n’errait pas sur cette terre depuis presque cinq cents ans et qu’il n’avait pas apprit à faire attention aux petits détails qui, bien souvent, échappaient à l’œil humain. Il resta silencieux et on aurait dit qu’il ignorait complètement le fait qu’elle était en train de lui parler et de lui poser des questions auxquelles il ne semblait pas décidé à répondre. Pourtant, il écoutait très attentivement. Peut-être trop, même. Alors qu’elle alla rejoindre le canapé, Valerius releva légèrement la tête pour regarder le ciel sombre par la fenêtre. « Il va pleuvoir. » annonça-t-il, le plus naturellement du monde. Il crut voir une certaine incrédulité dans les yeux d’Isobel. Mais à peine deux secondes plus tard, les premières gouttes vinrent heurter la vitre dans un bruit mélodieux et doux. Devenu plus sérieux et pensif après s’être laissé emporter par quelques souvenirs qu’il avait de cette femme qu’il avait connu il y a plusieurs siècles, et qui semblait revenir le hanter à chaque fois qu’il posait son regard sur Isobel, le vampire finit par s’asseoir, à son tour et la regarda avec cette même attention qu’il y a quelques minutes – comme s’il cherchait à deviner ce qu’elle pensait. « C’est votre regard. » lança-t-il finalement, après une longue pause qui sembla s’éterniser et mettre son invitée mal à l’aise. « Vous pouvez nier, sourire et prétendre tout le contraire, mais votre regard vous trahit toujours. Et je n’ai pas l’intention de chercher à en savoir plus, car ça ne me regarde pas. Peut-être qu’un jour, vous m’en parlerez vous-même, de votre plein gré. Vous savez où me trouver. » termina-t-il, avec un sourire en coin. Ce n’était pas une question de lui soutirer des informations ou de tenter à percer son secret, contre sa volonté. Tant qu’elle ne se sentait pas en confiance avec lui, ça ne servirait à rien, à part peut-être aggraver la situation. Il aurait pu le faire, en temps normal. Bien qu’en temps normal, la vie des autres ne l’intéressait absolument pas… « Comment s’appelle-t-elle ? » la question lui vint, une fois de plus, sans qu’il n’ait le temps d’y réfléchir avant de la poser à voix haute. Il ne jugea pas nécessaire de préciser quoi que ce soit, puisqu’Isobel savait très bien qu’il parlait de sa fille. Une façon plus ou moins subtile de changer de sujet, bien qu'il était incertain d'avoir choisi le bon. Il aurait voulu évoquer son passé et ses ancêtres, mais cela aurait pu sembler trop étrange. Qui s'intéressait à l'arbre généalogique d'une personne à qui on commençait tout juste à parler normalement ? Personne, à part un vampire curieux... |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Ven 14 Mai - 23:18 | |
| S'installant lentement sur le canapé, Isobel ne regardait plus le jeune homme. Elle regardait sa bouteille de bière sans vraiment la regarder. Disons qu'elle était dans ses pensées. Elle se sentait tout d'un coup mal à l'aise et elle ne savait pas comment l'expliquer. De toute manière, elle n'avait plus rien à perde, la vérité elle le savait. Il y a longtemps qu'elle s'était réconciliée avec elle et puis savoir que dans deux ans, presque plus rien ne lui resterait lui faisait mal au cœur. Ses mains se crispaient sur ses genoux. Elle levait la tête de temps à autre pour observer Valerius. Lorsqu'il lui annonça qu'il allait pleuvoir, elle fronça légèrement les sourcils. C'était vraiment bizarre car elle n'avait pas remarqué cela avant son arrivé. Elle lui lança un regard incrédule et quelques minutes d'après, Isobel entendit la pluie tombé et le tonnerre gonder. La jeune blonde se défit son chignon,l'élastique ne tenant plus. Elle l'observa s'assoir à ses côtés. Sa parole résonna dans ses oreilles. Son regard...Comment ? Comment pouvait-il dire cela ? Elle le regarda d'un air interrogateur. « Et que dit-il sur mon sujet ? » lança-t-elle ? Isobel écoutait attentivement ce qu'il avait à dire. Il est vrai qu'Isobel avait un regard extrêmement expressif, toute ses émotions passaient dans ses magnifiques prunelles bleues. « Ce que je peux vous dire peut sembler incohérent mais...ma santé n'est pas au plus haut de sa forme. Peut-être que vous devinerez.. » Izzie ne savait pas quel stratégie – du moins s'il y en avait une- Valerius adoptait. Se pouvait-il qu'il voulait être sincère avec elle ? Il avait posé une question et cette fois-ci elle portait sur sa fille. La jeune blonde fixait ses yeux dans les prunelles du beau brun. « Elle s'appelle Lucia, elle représente ce que j'ai de plus cher au monde. » La jeune femme soupirait puis elle but une gorgée de sa bière. « Et vous, avez vous quelqu'un dans votre vie ? » dit-elle avec un sourire en coin. « Et ne faites pas semblant car c'est donnant donnant ». |
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 | Sujet: Re: WORDS LEFT UNSPOKEN [FEAT. ISOBEL] Sam 15 Mai - 1:16 | |
| Ses sourcils se froncèrent légèrement, lorsqu’elle évoqua sa santé. Quelque part au fond de lui, il aurait voulu en savoir plus, mais ce n’était qu’un caprice idiot de son humanité qui refusait surface, contre sa volonté. Il n’y avait rien de bon, chez lui. Rien d’humain. Et ce qu’il ne parvenait pas à comprendre, c’était cet intérêt indéniable envers une femme qui, malgré sa ressemblance troublante avec Scarlett, n’avait rien de bien extraordinaire à ses yeux. Du moins, c’était ce dont il essayait de se convaincre depuis le moment où il avait commencé à la connaître un peu mieux et à découvrir, petit à petit, sa personnalité. Elle avait le caractère le plus insupportable qu’il ait connu jusque là, mêlant l’entêtement à la curiosité et un don d’observation qui l’embêtait énormément, car aussi étrange et pathétique que cela pouvait paraître, il se méfiait d’elle, de ses réactions et de ses déductions, surtout. « Non. » reprit-il la parole afin de répondre à sa question, même si son air quelque peu anxieux ne le quittait pas. C’était une belle occasion pour éviter une conversation maladroite par rapport à la confidence inattendue qu’elle venait de lui faire à l’instant. Mais était-il certain de vouloir l’éviter ou était-il plutôt en train de persuader le monstre qui sommeillait en lui de reprendre le dessus pour mettre fin à ses bêtises qu’il était en train de commettre ? « J’étais fiancé… par le passé. » avoua-t-il en se raclant la gorge. Il y a tout juste quelques centaines d’années, avec une femme qui l’avait transformé en ce qu’il était devenu aujourd’hui et l’avait privé de tout sentiment humain… Avant qu’elle ne lui pose une question, le vampire la devança.
« Ça n’a pas marché, donc non, au final, je n’ai ni femme, ni enfant. Et c’est bien mieux ainsi. » lui sourit-il, mais son propre regard sembla se voiler d’une tristesse indéchiffrable. Comme si… comme s’il avait des regrets. Ou des remords ? Cela n’avait aucune importance et ce n’était certainement ni le lieu, ni le moment de se demander quelle vie il aurait eu, s’il n’avait pas croisé la route de Scarlett. Relevant lentement les yeux vers son interlocutrice, il la fixa en silence pendant quelques secondes. Il avait besoin de savoir. Il ignorait pourquoi, mais il en était certain. « Isobel... » souffla-t-il, hésitant à continuer sa phrase. « Je sais que je vous ai promis de ne pas m’en mêler, à l’instant, mais… qu’est-ce qu’il vous arrive, exactement ? Je comprendrai si vous ne voudrez pas répondre. Après tout, j’ai moi-même évité pas mal de vos questions, lors de nos rencontres précédentes. » poursuivit-il avec un bref sourire taquin. Il n’avait esquivé que les plus dangereuses. Et d’ailleurs, il espérait qu’elle n’y voie pas une invitation à les lui reposer, maintenant qu’ils étaient plus sympathiques l’un envers l’autre. « Est-ce qu’on pourrait se tutoyer ? Je ne peux m’empêcher de me sentir assez… vieux, sinon. » rajouta-t-il rapidement, plus détendu. Quelque chose avait changé et l'atmosphère semblait plus lourde, alors il évita de se montrer anxieux, histoire de ne pas la mettre encore plus mal à l'aise. Mais tout de même, quelle connerie - lui, se sentir vieux à cause du vouvoiement… |
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